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Accompagner les recycleurs de e-dechets aux Philippines

[Nouveau projet 2017]

© Olivier Papegnies

Manille aux Philippines. De nombreux recycleurs informels démantèlent les déchets électriques et électroniques. Les recycleurs ont commencé à s’organiser pour améliorer leurs conditions de travail et leur environnement de vie et ainsi réduire les risques pour leur santé et construire un avenir meilleur pour leur famille. La Fondation des Amis de Médecins du Monde accompagne les associations qui ont été créées pour qu’elles poursuivent leurs actions de prévention des risques, d’éducation et de promotion de leurs droits. Une consultante a été recrutée pour renforcer leurs capacités en gestion de projet et suivi financier.


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En République Centrafricaine : une prise en charge globale pour les victimes de violences liées au genre

[Nouveau projet 2017]

© Olivier Papegnies

La Fondation soutient l’association des femmes juristes de Centrafrique et son action dans deux centres de santé de la capitale Bangui qui offrent, dans un lieu unique, une prise en charge globale et gratuite aux victimes de violences liées au genre. Des soins médicaux, un accompagnement psychosocial, et une assistance juridique y sont dispensés.

AUX COTES DE l’ASSOCIATION DES FEMMES JURISTES DE CENTRAFRIQUE (AFJC)

À Bangui, l’AFJC reçoit les victimes de violences liées au genre au sein de deux centres de santé. Femmes et enfants y bénéficient d’une prise en charge complète et gratuite. La Présidente de l’association, Me Lydie Mbelet Koundja, nous en dit plus sur cette démarche exemplaire, qui pourrait servir de modèle sur le terrain d’autres conflits.

Maître Lydie

A force de sensibilisation, les victimes de violences liées au genre sont de plus en plus nombreuses à fréquenter les centres de santé.

Quelle est la mission de l’AFJC ?
Depuis 1992, nous luttons pour la promotion et la protection des Droits de l’Homme en général, et des Droits de la Femme et de l’Enfant en particulier. Mais ces derniers temps la situation des femmes en RCA est devenue catastrophique, aussi avons-nous focalisé notre action sur les violences liées au genre.

 

Quand et comment est né le projet mené à Bangui ?
Ce projet est né en mars 2015, en partenariat avec Médecins du Monde, puis a été renforcé en 2017 par l’appui de la Fondation des Amis de Médecins du Monde. Concrètement, des salles d’écoute ont été bâties au sein de deux centres de santé, afin que les victimes puissent y recevoir, en plus des soins et d’un soutien psychosocial, notre aide juridique en toute confiance et confidentialité. Nos agents juristes s’y occupent du référencement juridique, et une avocate assure le suivi judiciaire auprès des tribunaux.

Pouvez-vous quantifier votre action ?
En 2016, nous avons comptabilisé 110 dossiers de plainte, 100 conciliations réussies, et 5 arrestations. Depuis la mise en place du projet, les victimes affluent grâce à la sensibilisation de masse et de proximité qui a été effectuée. Les langues commencent à se délier, et nous sommes désormais bien identifiés : ce début d’année, nous avons déjà reçu plus de 200 femmes au sein de nos permanences juridiques.

 

Quel est votre objectif à long terme ?
Nous voudrions porter ce partenariat jusqu’aux victimes de l’arrière-pays, où sont présents les groupes armés et où les exactions continuent, comme à Kaga-Bandoro, Bria, Bangassou, ou Alindao… Mais je voudrais déjà remercier sincèrement la Fondation des Amis de Médecins du Monde, qui nous a aidés à élargir notre champ de vision. Je suis convaincue que notre partenariat va encore s’intensifier à l’avenir !

Le « Sexual Violence Research Initiative Forum »

En septembre 2017, Médecins du Monde a participé pour la première fois au « Sexual Violence Research Initiative forum » qui réunissait 450 chercheurs, militants et ONG venus du monde entier. Nous y avons présenté les premiers résultats de notre travail en République centrafricaine, démontrant l’importance de services intégrant la prise en charge médicale et le conseil juridique et administratif. Ce dernier est mis en œuvre par l’AFJC, soutenu par la Fondation des amis de MdM.

Nous proposons dans 6 centres en RCA un Accès aux soins médicaux, conseil juridique et soutien psychosocial ©Christophe Da-Silva

 

HISTORIQUE

Mars 2013 : coup d’état et combats entre milices chrétiennes et musulmanes :

  • La violence liée au genre (VLG) sévit en République centrafricaine.
  • L’accès aux soins de santé est très difficile pour les victimes de ces violences.

Juillet 2013 : lancement du programme de Médecins du Monde en RCA. Appui à 6 centres de santé publiques, en termes de :

  • Soins de santé primaires
  • Soins de santé sexuelle et reproductive (SSR)
  • Services de lutte contre les VLG et formation à la prise en charge médicale du viol

De mai à novembre 2015 : phase pilote dans 2 centres de santé publiques.

  • Identification des victimes et formation médicale à la prise en charge du viol
  • Don de kits de prophylaxie post-exposition
  • Mise à disposition de salles de consultation adéquates et sécurisées
  • Conseil juridique au sein des centres de santé publiques;
  • Sensibilisation des agents de santé communautaires.

De décembre 2015 à mai 2017 : seconde phase, dans 6 centres de santé publique :

  • Formation de conseillers psychosociaux d’une ONG locale
  • Conseil individuel au sein des centres de santé publiques
  • Sensibilisation dans les centres de santé publiques et les communautés
  • Promotion en Santé mentale et soutien psychosocial communautaire

RÉSULTATS

Types de viloences liées au genre

1 410 victimes de violences liées au genre ont eu accès à nos services.

Type de vlg• 32% sont des victimes de violences sexuelles, 28% de violences physiques et 20% de violences économiques.

• 20% des victimes sont des mineurs.

 

Bénéficiaires

De plus en plus de personnes accèdent à nos services. Un plus grand nombre de victimes de violences liées au genre consultant pour des soins médicaux consultent également pour un soutien juridique (2015: 22% – 2017: 66%).

Bénéficiaires

 

Viols

Peu de victimes accèdent à nos soins dans les 72h suivant les violences. Parmi les cas de viol pris en charge sous 72h, 76% concernent des enfants (moins de 18 ans).

Les hommes adultes ne représentent quant à eux que 11% des personnes que nous soignons.

Téléchargez le poster récapitulatif (en anglais)

Poster

TÉMOIGNAGE

L’histoire d’Estelle*, victimes de violences liées au genre

Estelle, survivante de VLG en Centrafrique, ©Christophe Da-Silva

« Lorsque les Sélékas ont pris Bangui, ils ont violemment frappé ma grand-mère et, quand j’ai voulu intervenir, ils m’ont frappée puis jetée au sol et violée. Je suis mère de trois enfants, le dernier est issu de ce viol.

Après ce qui m’est arrivé, mon mari m’a abandonnée avec mes enfants, disant à nos parents que je suis la femme des Sélékas et qu’il ne peut pas continuer à vivre dans une telle honte. Je n’avais pas le courage de me rendre à l’hôpital, j’avais peur que les gens se moquent de moi. Lorsque mon dernier fils est tombé malade, je me suis rendue au centre de santé de Gobongo. C’est là que j’ai vu une juriste en train de faire une sensibilisation sur les questions de viol et de violence conjugale.

Elle a dit que tout ce qui se dirait resterait entre elle et les patients. Elle a aussi souligné l’importance de la prise en charge médicale pour être en bonne santé. C’est ainsi que j’ai eu le courage, après la consultation de mon fils, d’aller la consulter. Personne ne pouvait me voir entrer dans son bureau, car il est bien caché à l’arrière du centre de santé.

J’ai été très bien accueillie par la juriste. Elle m’a laissé le temps de m’exprimer et m’a dit que si je voulais, je pouvais poursuivre les agresseurs. Elle m’a ensuite référée vers la sage-femme pour une prise en charge médicale. Cette dernière m’a ensuite orientée vers une conseillère psychosociale. J’ai beaucoup apprécié l’appui de tous ces services et, depuis, j’ai sensibilisé plusieurs femmes qui vivent la même situation pour les inciter à venir au centre de santé. »

* Le nom de le personne a été changé.

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Premiers pas, une recherche-action pour ameliorer l’acces aux soins des migrants en France

[Nouveau projet 2017]

L’équipe de l’unité de recherche Passages (CNRS/Université de Bordeaux) propose une recherche-action appelée Premiers Pas.
Premiers Pas vise à produire des données quantitatives et qualitatives inédites sur les parcours de soins des migrants éligibles à l’aide médicale d’Etat. Et sur la base de ces données d’élaborer avec les acteurs concernés des dispositifs adaptés et d’améliorer les prises en charge dans les structures de santé.


femme 

Programme de santé primaire à Bosasso en Somalie

Près de 100 000 personnes venant du centre de la Somalie, d’Ethiopie ou encore du Yémen ont trouvé refuge à Bossasso. L’association somalienne Integrated Services for Displaced Populations (ISDP) y gère ou soutient 10 structures de santé dont la maternité de l’hôpital général et y mène un travail pour donner accès aux soins aux femmes et aux enfants.

Grâce au soutien de la Fondation, plus de 6 000 femmes ont eu accès à une consultation pendant leur grossesse et près de 2 200 ont accouché dans un centre de santé avec du personnel qualifié. 18 000 enfants ont été vaccinés notamment contre la polio, la tuberculose et la rougeole.

L’une des réussites d’ISDP est également la mobilisation des acteurs communautaires pour diffuser des messages de prévention et s’engager pour lutter contre les violences faites aux femmes. L’association souhaite poursuivre son travail de formation des personnels de santé, de mobilisation communautaire. Elle vise également l’ouverture 24h/24h des structures de santé.


Pharma 

Santé en milieu carcéral à Nantes

Sous la direction du sociologue Éric Le Grand, professeur à l’EHESP de Rennes (École des Hautes Études en Santé Publique), un projet sur 3 ans de recherche-action est actuellement financé par la Fondation et lié au programme de Médecins du Monde dans le centre de détention et la maison d’arrêt de Nantes.

En donnant la parole à des détenus, hommes et femmes, mais aussi aux personnels pénitentiaires et soignants, l’objectif visé est d’améliorer la santé des personnes incarcérées. Car en milieu carcéral fermé, les contraintes de sécurité rendent plus complexes l’accès aux soins : difficulté à maintenir le secret médical, délais de prise en charge trop longs…

Aujourd’hui, un an après le lancement de ce projet, la démarche communautaire mise en place par Médecins du Monde et analysée par Éric Le Grand révèle des premiers résultats positifs qu’il convient désormais de consolider. Détenus, gardiens, soignants : toutes les parties prenantes ont vu leurs compétences personnelles en matière de santé renforcées. Ainsi, dans le quartier femmes, les détenues se mobilisent déjà comme de véritables relais communautaires en santé.

Prochainement, ce projet fera l’objet de publications et d’échanges avec d’autres établissements pénitentiaires, qui permettront de partager ces pistes d’amélioration d’accès aux soins.


Irène

« C’est la première fois qu’une telle démarche communautaire est mise en place dans le milieu carcéral. Il s’agit donc d’un projet véritablement innovant. Pour les intervenants de Médecins du Monde, le regard extérieur du sociologue incite à la prise de recul. Il nous permet de mieux identifi er les points à approfondir ou les nouveaux éléments à mettre en place. Pour les détenus, c’est aussi l’opportunité de recouvrer un droit d’expression et de se sentir à nouveau citoyens à part entière. »

Irène, coordinatrice du projet pour Médecins du Monde

recherche 

Forum scientifique de l’action humanitaire et solidaire

La Fondation des Amis de Médecins du Monde soutient la journée scientifique de la santé humanitaire et solidaire. Ce rendez-vous constitue un temps d’échange annuel sur la question de la santé, de la précarité et de l’action humanitaire en France et à l’international en mettant en valeur les résultats des recherches et des innovations dans le champ médical et social.

Cette année, la Journée scientifique de l’action humanitaire et solidaire s’est inscrite dans un temps politique fort, celui de l’élection présidentielle et des élections législatives. Les intervenants ont notamment évoqué le poids de la recherche et de l’expérience humanitaire dans les décisions politiques. Cet événement a reçu le soutien de la Fondation des Amis de Médecins du Monde, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé.

Actes de la Journée Scientifique et Humanitaire de Médecins du Monde - 2017



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Soulagement de la souffrance psychologique des enfants et des adolescents syriens réfugiés en Jordanie

© Olivier Papegnies

En 2016, la guerre en Syrie est entrée dans sa 6e année. Près de 1.3 millions d’hommes, de femmes et d’enfants réfugiés syriens vivent en Jordanie. Les réfugiés ont pour la plupart été exposés à des violences et à des chocs. Leurs conditions de vie sont précaires et il leur est très difficile de se projeter dans l’avenir ce qui génère de l’anxiété et d’autres troubles en santé mentale comme la dépression.

La Fondation a choisi de soutenir Bright Future, une association syro-jordanienne portant secours aux enfants en grande souffrance psychologique et à leurs familles.

Près de 850 consultations ont été menées par des psychologues et des psychiatres. 1 610 personnes ont été visitées à leur domicile.

Des sessions d’aide à la parentalité ont été suivies par 125 parents, essentiellement des mères. Ces sessions leur permettent de trouver les ressources nécessaires et adaptées à leur rôle de parents face aux signes de souffrance, détresse ou agressivité de leurs enfants.


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Concours d’architecture et design sur l’hébergement des personnes sans logement

Pour répondre aux problématiques de grande précarité et de non-logement en France comme à l’étranger, la Fondation a lancé le 1er septembre 2015, un concours d’architecture & design sur l’hébergement des personnes sans logement.

Ouvert aux étudiants résidant en France et au Royaume-Uni, la compétition visait à imaginer un module de vie autonome et universel, habitable par une famille ou des personnes isolées. Les 229 participants ont été invités à inscrire leur travail dans une réflexion plus générale sur la précarité, l’intégration en société et la durabilité.

Quatre projets ont été récompensés lors de la cérémonie de remise des prix le 29 janvier 2016. Héloïse Fontaine, étudiante à l’ENSA Paris Val de Seine, a obtenu le premier prix avec son projet « Hive Module ». Le deuxième prix a été remis à « Maille House » conçu par Anaël Gaillard , Vincent Caussignac, Valentine Contant, Maïlys Sourgen, Anthony Pradel et Ewan Lornois de l’ENSA Toulouse. « Damask Rose » de Mathilda Blanc et Yanting Chen de l’ENSA Paris Val de Seine et ENSA Paris Belleville a obtenu le troisième prix. Un Prix spécial a également été décerné à « Parenthesis » réalisé par Elise Monceaux, Magali Chermette, Irène Apra, Romain Martin et Nina Aulagnier de l’ENSA Paris Val de Seine. Le jury, présidé par l’architecte britannique Richard Rogers, a salué la qualité et le sérieux des travaux présentés et noté la place réservée à la dimension migratoire.

Plusieurs critères ont permis de récompenser ces projets : facilité de construction, facilité de transport, matériaux utilisés, respect de l’intimité, intégration dans l’espace public, socialisation, logement des familles et des personnes seules.

Avec le soutien de  Nexity


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