Le 28 septembre est la Journée internationale du droit à l’avortement. Un droit fragile, qui se défend chaque jour.
La situation en Pologne
Depuis 2020, l’avortement n’est autorisé en Pologne que dans deux cas : viol ou inceste, danger pour la vie ou la santé de la personne enceinte. En juillet 2024, une proposition de loi dépénalisant l’aide à l’avortement a été rejetée au Parlement, à 3 voix près. Le système public polonais pratique environ 800 avortements légaux par an ; Women Help Women et ses partenaires en accompagnent environ 130 par jour.
Women Help Women : information, accompagnement, réduction des risques
Créé en 2014, Women Help Women est un réseau féministe qui défend l’accès à l’avortement médicamenteux par l’information, l’accompagnement et la réduction des risques. En Pologne, il estime prendre en charge 30 à 40 % des avortements du pays. Pour sa co-directrice Kinga Jelinska, les médicaments sont sûrs et validés depuis des décennies : les obstacles ne sont plus médicaux, mais politiques, juridiques et sociaux.
Ce que la Fondation soutient depuis trois ans
- Une ligne d’écoute, joignable en polonais mais aussi en ukrainien et en russe pour les femmes réfugiées.
- L’ouverture d’un centre d’avortement à Varsovie, à deux pas du Parlement : un lieu pensé comme un espace d’accueil chaleureux et sûr plutôt que comme un centre médical, pour celles qui ne peuvent pas avorter chez elles (faute d’intimité, sous contrôle ou exposées à la violence, migrantes ou précaires).
Ce soutien prolonge l’engagement de l’association Médecins du Monde, mobilisée depuis 2010 pour l’accès aux soins complets d’avortement, selon les recommandations de l’OMS.
Et en France ?
L’IVG est inscrite dans la Constitution depuis 2024, mais 1 femme sur 5 doit changer de département pour y accéder. Rendre un droit accessible demande bien plus que l’inscrire dans un texte : ici aussi, le combat continue.
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